Prieuré Saint-Pierre de Romainmôtier

Romainmôtier-Envy (CH)

Abbaye St-Pierre-St-Paul de Cluny

Pierre

fesc_logo Created with Sketch. Clunisien de 928 jusqu'en 1537

Ouvert à la visite : oui

Revivez onze siècles d’histoire

L’abbatiale est ouverte toute l’année, l'entrée est libre. Toutes les informations relatives à cet accueil sont à trouver sur le site de la mairie de Romainmôtier et celui de l’office de tourisme d'Yverdon-les-Bains.

Dans la Grange de la dîme : diffusion du film « Romainmôtier revisité » : ce film en images de synthèse illustre de manière saisissante les évolutions architecturales des différents églises construites dans le vallon du Nozon, du Ve s. à nos jours.
Exposition sur l’art gothique des XIVe et XVe s., l’iconoclasme de la Réforme et reconstitution extraordinaire du monument funéraire d’Henri de Sévery. L'ensemble de ces éléments est à retrouver sur : http://www.romainmotier2010.ch

Un prieuré à l’image de « Cluny II »

Une présentation vidéo de ce site clunisien insolite

Le premier monastère de Romainmôtier est fondé vers 450 par saint Romain. Un deuxième monastère est érigé au début du VIIe s. par la volonté du seigneur Félix Chramnelène, vassal de Clovis II. C’est cette fondation qu’Adélaïde, sœur du roi Rodolphe Ier de Bourgogne, confie à Cluny en 928. Définitivement affilié à Cluny entre 966 et 981, le monastère est reconstruit à l’image de « Cluny II » entre 992 et 1030.

Le monastère de Romainmôtier

Les abbés Mayeul, Odilon et Hugues se succèdent à sa tête jusqu’en 1109. Un prieur présidera à sa destinée à partir du XIIe s. Les bâtiments du monastère seront complétés et transformés entre le XIIe et le XIVe s. Trois grand prieurs - Henri de Sévery, Jean de Seyssel et Jean de Juys - s’y succèdent entre la fin du XIVe s. et le milieu du XVe s. Ils enrichissent l’église de monuments funéraires, de peintures murales et de très belles stalles.

Les voûtes de l'abbatiale de Romainmôtier

Après l’invasion bernoise, les moines quittent Romainmôtier en 1537. Les nouveaux maîtres imposent la religion réformée et, quelques années plus tard, détruisent le cloître. L’église devient alors un lieu de culte protestant.

Un joyau architectural clunisien

On peut aujourd’hui admirer une église prieurale resplendissante et lumineuse. Ce bâtiment, exemplaire rare d’une construction entièrement clunisienne, permet une lecture exceptionnelle de l’histoire avec : sa nef du XIe s. dont la voûte, reconstruite à la fin du XIIIe s. en croisées d’ogives, montre des peintures murales des XIIIe et XIVe s. ; son narthex et, au-dessus, sa chapelle St- Michel, du XIIe s. ; son porche du XIIIe s. ; son chevet avec son chœur gothique rectangulaire, des XIIIe-XIVe s., construits après un incendie en remplacement du chœur roman. Ce joyau médiéval siège majestueusement dans le vallon du Nozon avec son cloître gothique sobrement redessiné au sol, entouré par la maison du prieur (XIIIe s.) ainsi que par d’autres bâtiments anciens fermant l’enceinte. De cet ensemble architectural se dégage une atmosphère de calme et de sérénité donnant à ce site clunisien une aura exceptionnelle.

Les peintures décoratives de l'abbatiale de Romainmôtier