Prieuré de Montcherand

Montcherand (CH)

Prieuré Saint-Michel de Baulmes

fesc_logo Created with Sketch. Clunisien de 1099 jusqu'en 1536

Ouvert à la visite : oui

Les fresques les plus anciennes du pays !

L’église Saint-Étienne est ouverte toute l’année. L’association pour l’église de Montcherand s’occupe de la valorisation de l’église, contactez Monsieur Jean-François Tosetti pour tout renseignement.

Pour visiter la région de Montcherand, l’office de tourisme d’Orbe et environs est à votre disposition.

Une présence clunisienne discrète

Construite vraisemblablement au Xe s., l’église de Montcherand est située sur un promontoire dominant la rivière Orbe, sur les pentes orientales du Jura. Elle est placée sous la dépendance du proche prieuré de Baulmes, à huit kilomètres de distance, qui est lui-même confié à l’abbaye de Payerne au XIe s. Montcherand entre de cette manière-ci dans la constellation des sites composant l’Ecclesia cluniacensis (« l’Eglise clunisienne »). A la fin du siècle, un incendie détruit l’église, qui est alors reconstruite. L’église de Montcherand constitue une étape des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais le village ne se développe guère, puisqu’il ne compte, au XVe s., que six feux, soit une cinquantaine d’âmes. Presque ignoré au début du XXe s., Montcherand acquiert néanmoins dans l’histoire de l’art de la Suisse une place primordiale lorsque, en 1902, des fresques sont découvertes dans l’abside de l’église.

L'église Saint-Etienne de Montcherand

Des fresques exceptionnelles

Les fresques de l’église de Montcherand ont vraisemblablement été exécutées lors de sa reconstruction, à la fin du XIe s. Elles couvrent l’abside, en cul-de-four, et comportent deux registres. L’inférieur représente les douze apôtres entourant un personnage central aujourd’hui disparu, mais que l’on pense être le Christ. Le registre supérieur a été très abîmé. Il subsiste un fragment d’un Christ en gloire dans sa mandorle, entouré de l’un des quatre animaux symboles des évangélistes : le taureau, saint Luc. Les trois autres ont disparu. Cet ensemble est complété, en bordure, par des éléments de décor et une inscription latine. Il fut badigeonné lors de la Réforme et abîmé par le percement d’une fenêtre, au centre de l’abside. La dernière restauration de ces fresques, qui date de 1992, les met particulièrement en valeur et nous incite aujourd’hui à porter sur l’art roman un regard tout autre, voire complémentaire de celui que l’on peut avoir traditionnellement !...

Les fresques de l'église de Montcherand